Ufologie,espace, sociétés secrète, civilisations antiques
8 Août 2012
En 1912, Wilfried Voynich, collectionneur de livres anciens découvre dans la Villa Mondragone à Frascati, près de Rome, un manuscrit semblant dater du Moyen-Âge, écrit dans une langue inconnue. Depuis, gardant précieusement ses secrets, l’étrange manuscrit de Voynich résiste à toute tentative de traduction. Le langage dans lequel il est écrit défie depuis plusieurs siècles, les linguistes, les historiens, les experts en cryptographie… qui l’ont étudié. Le mystère perdure et alimente tous les fantasmes sur son contenu.
Description
La première description détaillée du manuscrit de Voynich est faite par l’antiquaire Hans P. Kraus qui l’acquiert en 1961, après la mort de Wilfried Voynich, et l’inscrit dans son catalogue des ventes paru en 1962.
Le manuscrit de Voynich est un petit livret de 15 cm de large pour 23 de long, composé de 234 pages, dont 42 sont manquantes, manuscrites et illustrées de dessins identifiés comme des représentations astronomiques, des symboles alchimiques, des plantes, des schémas biologiques… Le texte demeurant indéchiffrable, ce sont ces illustrations qui ont permis, en admettant que les dessins sont liés au texte, de diviser le manuscrit en cinq parties distinctes :
1. La première partie, appelée l’Herbier, comporte 112 pages et semble traiter de botanique. Elle est largement illustrée de dessins de plantes et de fleurs pour la plupart inconnues, d’aspect plutôt fantastique, accompagnés de courts paragraphes de texte.
2. La deuxième partie, constituée de 34 pages, semble aborder des descriptions astronomiques ou astrologiques. Elle est illustrée de dessins circulaires semblant représenter le soleil, des constellations et des signes du zodiaque.
3. La troisième partie, composée de 19 pages est illustrée de dessins de femmes nues, de figures humaines, reliées par des tubes d’apparence organique et est donc supposée traiter d’anatomie ou de biologie.
4. Les 45 pages de la quatrième partie forment la section Pharmacie, agrémentée de dessins de récipients remplis de plantes, de feuilles et de racines.
5. La dernière partie est une liste de formules ou recettes. Elle contient 324 paragraphes courts débutant par une étoile.
Le manuscrit n’est pas daté. Cependant, d’après les illustrations et la calligraphie, il semble au premier abord avoir été écrit au 13ème siècle. Si cette datation reste incertaine, on sait tout de même que le manuscrit est antérieur aux années 1580, période à laquelle l’Empereur Rodolphe II de Bohème, passionnée d’art et de science, l’acquiert pour 600 ducats d’or. En 1944, le botaniste O’Neill croit reconnaître parmi les diverses plantes représentées, un tournesol et un poivron rouge, pensant apporter un élément de datation supplémentaire : le manuscrit est pour lui postérieur à la découverte du Nouveau-Monde. Mais son argument est contesté.
L’auteur du manuscrit de Voynich n’est pas identifié. Lors de sa redécouverte en 1912, le manuscrit est accompagné d’une lettre en latin de Johannes Marcus Marci, recteur de l’université de Prague, datée d’août 1665 ou 1666, dans laquelle celui-ci précise qu’il pourrait avoir été écrit par Roger Bacon, moine franciscain, philosophe du 13ème siècle, familiarisé avec les méthodes de codage de textes. En 1962, Kraus reprend cette hypothèse dans sa description. Mais l’identité de l’auteur peut facilement être mise en doute par la datation du manuscrit.
L’histoire du manuscrit
Le manuscrit apparaît à Prague vers 1586 date à laquelle il est vendu à l’Empereur Rodophe II de Bohème. Il est ensuite confié, entre 1608 et 1622, à Jacobus de Tepenecz, directeur des jardins botaniques dont la signature effacée est visible en lumière infrarouge sur la première page. Le manuscrit disparaît alors jusqu’en 1665-1666 où il est envoyé par Johannes Marcus Marci au père Athanasius Kircher, prêtre jésuite vivant à Rome. Il est probable que ce soit l’alchimiste Georg Barsh qui, en léguant sa bibliothèque à Marci, lui confie le manuscrit. Récupéré plus tard par Pierre-Jean Becks (1795-1887), alors Général de la compagnie de Jésus, le manuscrit est intégré à la collection de livres anciens découverte en 1912 par Voynich à la Villa Mondragone. Ne réussissant pas à le revendre, Kraus, dernier acquéreur, l’offre à l’Université de Yale où il est aujourd’hui conservé à la bibliothèque Beinecke Rare Book Room, enregistré sous le numéro MS408.
Une Hypothèse sur le Manuscrit de Voynich