Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mystères de l'humanité

Ufologie,espace, sociétés secrète, civilisations antiques

Publié par Benjam sur
Publié dans : #civilisations antiques

Les Vimanas

Les vimāna (du sanskrit : विमान, "qui a été mesuré" ou "qui a été dosé") est le nom générique donné aux machines ou palais volants de la mythologie indienne. Ils sont notamment évoqués dans les grandes épopées de la littérature sanskrit.

Le mot "vimāna" a cependant différentes significations dans les langues indiennes ; ainsi il peut aussi désigner le palais ou le château d'un monarque, le gopuram (toit en forme de pyramide) d'un temple hindou, ou même un simple véhicule conventionnel.

Dans son sens moderne, le terme est également utilisé dans plusieurs langues indiennes pour nommer indistinctement toutes les machines volantes, qu'elles soient connues (avion ou hélicoptère) ou non-identifiés

Peinture indienne moderne (XXème siècle) représentant le retour de Rāma et Sita à bord du vimāna Pushpaka

Peinture indienne moderne (XXème siècle) représentant le retour de Rāma et Sita à bord du vimāna Pushpaka

Dans la mythologie indienne

Les Vedas

La plus ancienne allusion connue à des machines volantes se trouve dans les Vedas, un ensemble de textes anciens issus de la tradition orale des brahmanes, qui furent compilés progressivement au cours du IIème millénaire avant notre ère.

Dans les Vedas, les dieux comme Indra, Pūshan ou Vayu se déplacent en utilisant des chariots volants tirés par des animaux (des chevaux le plus souvent, mais parfois des chèvres, des éléphants, des oiseaux...). L'idée que les dieux utilisent des chars volants comme moyen de locomotion est un thème récurent dans l'imaginaire indo-européen, qu'on peut ainsi retrouver dans les mythologies scandinave, germanique et grecque.

Cependant, certains passages des Vedas sont ambigües et attribuent aux chars divins des prouesses telles que certains y ont vu des machines volantes :

« Tu ramenas [Bhujyu] dans des vaisseaux animés, traversant les airs, que les flots ne mouillaient pas.

4. Nāsatyas, tu portas Bhujyu avec ces choses ailées, qui voyagèrent pendant trois nuits et trois jours à toute vitesse jusqu'au rivage le plus proche, la grève de l'océan, dans trois voitures de cent pieds, avec six chevaux. »

Livre 1 du Rig Veda, versets 116.3-4. Hymne aux Ashvins

« 3. O Pūshan, avec tes vaisseaux dorés qui voyagent à travers l'océan, dans les régions intermédiaires de l'air. »

Livre 6 du Rig-Veda, verset 58.3. Hymne à Pūshan

« Ton chariot, plus rapide que l'esprit des mortels, flottant comme le vent, aux trois sièges, ô toi tout puissant.

2. Viens à nous avec ton chariot aux trois sièges, aux trois roues, à la triple forme, qui roule avec légèreté. »

Livre 1 du Rig-Veda, versets 118.1-2. Hymne aux Ashvins

(Traduction d'Ar Soner, d'après la transcription de Ralph T.H. Griffith)

Dans son livre Rigvedadi Bhashya Bhumika (Introduction aux commentaires des Vedas, publié en 1878), le réformateur hindou Dayananda Saraswati (1824 - 1883) interprète ces versets comme des preuves de l'existence ancienne des vimāna.

Il ajoute (bien que cela ne soit pas dit explicitement dans les Vedas) que les vimāna étaient fait de fer, de cuivre ou d'argent, et qu'ils fonctionnaient à partir des élements air et feu... soit le gaz, la chaleur et l'électricité.

Dayananda Saraswati décrit également de façon très brève le fonctionnement d'un aéronef possédant 3 tuyères :

« Une pour soutenir l'appareil, l'autre pour le faire avancer en avant, et la troisième pour le faire aller en arrière.[...] En d'autres termes, pour faire se soulever l'appareil, les ouvertures à son sommet doivent être fermées ; et pour faire descendre la machine, la vapeur devrait s'échapper par haut. De façon similaire, pour propulser l'appareil vers l'Est, les tuyères devraient être fermées du côté Est et ouvertes du côté Ouest [...] et ainsi de suite pour des mouvements en direction [de l'Ouest] du Nord ou du Sud.

Il y a de nombreux autres versets sur le sujet [des vimāna] mais l'homme sage comprendra ce dont il retourne à partir des détails données ici. »

(Traduction d'Ar Soner)

On notera qu'il s'agit ni plus ni moins d'une application de la 3ème loi de Newton, dite "loi d'action-réaction", mise en évidence par le physicien au XVIIème siècle.

Le Rāmāyana

Les premiers vimānas proprement dit apparaissent dans les deux principales épopées en langue sanskrite, le Rāmāyana et le Mahābhārata. Considérées comme des écrits fondamentaux de l'hindouisme et de la civilisation indienne, ils furent fixés à l'écrit entre le IIIème siècle av. JC et le IVème siècle ap. JC.

Dans le Rāmāyana, le démon Ravana, qui est le principal antagoniste du héros Rāma, possède un vimāna nommé Pushpaka (पुष्पक, "floraison" en sanskrit). A l'origine, le Pushpaka fut conçu par Maya, chef-architecte et patriarche des démons, sur ordre du dieu suprême Brahma qui en fit présent à Kubera, le dieu des richesses et de la bonne forture.

Rāvana s'empara cependant du trône de Kubera, faisant main basse sur son royaume et sur le Pushpaka ; puis il kidnappa Sītā l'épouse de Rāma.

Après sa victoire sur Ravana, Rāma utilise le vimāna pour retourner dans sa cité d'Ayodhyā puis il le rend à son propriétaire légitime.

Le Pushpaka est décrit :

  • tantôt comme un palais. Il est richement décoré d'or, de diamants et de perles, et comporte de nombreuses chambres. Il est dit que quel que soit le nombre de personnes assises dans le Pushpaka, il y reste toujours un siège de libre.

  • tantôt comme une sorte de grand char volant, éventuellement tiré par des cygnes (ou en forme de cygne). C'est notamment le cas lors du retour de Rāma, qui rentre chez lui victorieux et triomphant au bras de sa compagne Sītā, qu'il a sauvé du démon Ravana. Le Pushpaka devient alors similaire à une barque nuptiale ramenant les deux époux à la maison, thème courant dans l'iconographie indienne.

Le vaisseau possède également la faculté de changer de forme : il peut apparaître comme un nuage parcouru d'éclairs ou comme une grande lumière similaire au soleil. Il voyage plus vite que la pensée humaine, et produit un son mélodieux lorsqu'il fend l'air du ciel.

Miniature indienne ancienne représentant le retour de Rama (le personnage à la peau bleue) dans sa cité d'Ayodhyā. Le vimāna Pushpaka est dépeint comme un bateau flottant dans les airs.

Miniature indienne ancienne représentant le retour de Rama (le personnage à la peau bleue) dans sa cité d'Ayodhyā. Le vimāna Pushpaka est dépeint comme un bateau flottant dans les airs.

Le Mahābhārata

Dans le Mahābhārata, il est dit que l'architecte Maya (concepteur du Pushpaka dans le Rāmāyana) possède un vimāna décrit comme une sorte de char volant d'une circonférence de 12 coudées (soit environ 6 mètres) et muni de 4 roues.

Dans le livre 3 de l'épopée, le roi Salva profite de l'absence de Krishna pour attaquer le royaume de ce dernier et en particulier sa capitale, la ville de Dvārakā à l'aide de son armée et de son vimāna.

La cité résiste au siège des forces du roi Salva pendant 27 jours, jusqu'à ce que Krisha arrive enfin sur le champ de bataille et engage le combat contre les troupes de Salva.

La lutte s'éternise, l'armée de Salva ayant recourt à des armes surpuissantes fendant le ciel et l'illuminant tel des météores. Salva reste quand à lui reste caché en hauteur sur son vimāna, en retrait des armes de l'armée de Krishna. Krishna arrive cependant à blesser Salva ; le roi ennemi utilise alors ses pouvoirs magiques pour se rendre invisible et créer une illusion pour faire croire à Krishna qu'il a tué son père Vasudeva qu'il détenait en otage. Profitant de la confusion de Krisha, Salva tente de s'échapper en fuyant à bord de son aéronef.

Krishna frappe alors le vimāna d'un formidable coup de son disque magique Sudarshana ; Salva est tué tandis que la machine volante éclate en morceaux et tombe dans la mer.

La lutte entre Krishna (en bas à gauche, à la peau bleue) et Salva (en bas à droite, avec la couronne) sur une miniature indienne ancienne. Le char visible en haut à droite pourrait être le vimāna Saubha

La lutte entre Krishna (en bas à gauche, à la peau bleue) et Salva (en bas à droite, avec la couronne) sur une miniature indienne ancienne. Le char visible en haut à droite pourrait être le vimāna Saubha

Résumer en français du Mahābhārata

Source pdf:http://www.utqueant.org/net/index.htm

Le Bhāgavata Purāna

Le Bhāgavata Purāna (aussi appelé Śrīmad Bhāgavatam) est un purāna, un texte fondamental de l'hindouisme célèbrant les hauts faits d'une divinité ou de son avatar. Le Bhāgavata Purāna s'intéresse au dieu Vishnu, et plus particulièrement à son avatar Krishna ; il fut compilé entre le 9ème et le 13ème siècle de notre ère.

Dans le livre 10, chapitre 76, le siège de Dvārakā et la lutte opposant Krishna contre Salva (déjà abordés dans le Mahābhārata) sont décrits à nouveau de façon légèrement différente. Ainsi le roi Salva n'est pas tué lors de la destruction de son vimāna, il arrive à rejoindre la terre ferme pour y être décapité par le disque Sudarshana.

Peu de détail sont disponibles sur l'apparence du vimāna de Salva ; celui-ci est très brièvement décrit dans le Mahābhārata comme un char de combat resplendissant, fait de métaux précieux et recouvert d'or. Il peut contenir une petite armée, vole à une vitesse vertigineuse et peut amener son propriétaire où il le désire simplement par la pensée.

Le Bhāgavata Purāna n'ajoute pas grand chose à cette description, si ce n'est que le vimāna semble être de plus grand taille (certaines traductions parlent d'une "forteresse") et qu'il est précisé qu'il est fait d'argent. Il est également suggéré que le chef-architecte Maya en fut le constructeur.

Vision d'artiste de la lutte entre Krishna et Salva. Le char pourrait être le vimāna

Vision d'artiste de la lutte entre Krishna et Salva. Le char pourrait être le vimāna

Une certaine confusion existe dans la tradition indienne ; certaines traductions appellent parfois le vimāna Saubha (सौभ, "bon auspice" ou "chance" en sanskrit), or c'est également le nom de la capitale du royaume de Salva, détruite en même temps que la machine volante par le disque magique de Krishna.

Si la distinction entre la ville et le vimāna de Salva est claire dans le Mahābhārata, elle est en revanche beaucoup moins nette dans le Bhāgavata Purāna ce qui a conduit à penser que Saubha était une cité volante.

Le Shiva Purāna

Le Shiva Purāna est un purāna traitant de l'histoire et des exploits du dieu Shiva, particulièrement vénéré par certains courants hindous. Il fut composé entre le Vème et le Xième siècle de notre ère.

Le purāna raconte notamment comment trois asuras ("démons") nommés Tārakāksha, Vidyunmālī et Kamalāksha montrèrent tant de dévotion vis à vis du grand dieu Brahma que celui-ci les récompensa en les dotant chacun d'une forteresse imprenable et volante.

Le texte précise que l'architecte Maya en fut (une fois encore) le constructeur.

Ces 3 cités flottantes furent nommées les tripura (du sanskrit त्रिपुर, littéralement "les trois villes"). La première était entourée d'un rempart d'acier et située sur terre ; la seconde, aux murs d'argent, volait dans le ciel ; la dernière enfin était faite d'or et était situé très haut dans le ciel, au paradis. Chacune de ces cités était gigantesque, et renfermait en son sein de nombreux palais et d'autres vimāna plus petits.

Les tripura étaient imprenables. Le seul moyen de les détruire était de tirer une unique flèche qui aurait traversé chacune des cités lorsqu'elles étaient alignées ; or celles-ci se déplaçaient constamment et elles ne se rassemblaient qu'à un moment précis tous les cent ans.

Les tripura devinrent vite riches et prospères, rassemblant les asura du monde entier. Malheureusement les démons ne tardèrent pas à retrouver leur nature maléfique, répandant le chaos autour d'eux et les devas (dieux hindous) n'eurent pas d'autre choix que d'entrer en guerre contre eux.

Le jour vint où les trois cités se rassemblèrent enfin. Le dieu Shiva ordonna aux autres dieux de s'unir et de se transformer en un char de combat et un arc magique. Cependant, au moment même où les tripura furent enfin alignées, Shiva ne décocha pas la flèche comme il devait le faire ; il se contenta de sourire et aussitôt les cités volantes prirent feu, détruisant les asuras qui y vivaient. Shiva venait ainsi de faire la démonstration de ses immenses pouvoirs, et de prouver sa supériorité face aux autres dieux dont il ne nécessitait pas réellement l'aide.

Dans la littérature indienne

Le Vaimānika Shāstra

Le Vaimānika Shāstra (वैमानिक शास्त्र, littéralement en sanskrit « la science des vimāna ») est un livre consacré à la construction et au fonctionnement des vimāna. Il s'attarde ainsi sur divers sujets connexes (les pilotes, les matériaux utilisé dans la composition des aéronefs, la composition de l'atmosphère...), cite une trentaine de machines et techniques pouvant être mises en place pour augmenter la puissance des vimāna ; puis il décrit de façon détaillée quatre aéronefs.

Le Vaimānika Shāstra est souvent présenté par les partisans de la théorie des anciens astronautes comme une preuve irréfutable de l'existence passée des vimāna. L'ouvrage a cependant été l'objet de vives critiques, dénonçant :

d'une part, son origine moderne puisque son auteur est le mystique sud-indien Subbaraya Shastry ;

et d'autre part, le caractère pseudo-scientifique de son contenu puisque les vimāna qui y sont décrits seraient incapables de voler.

Schéma du shakuna vimāna, l'un des vimāna décrit dans le Vaimānika Shāstra

Schéma du shakuna vimāna, l'un des vimāna décrit dans le Vaimānika Shāstra

Subbaraya Shastry présentait le Vaimānika Shāstra comme une toute petite partie d'un livre plus grand encore, le Yantra Sarvaswa (यन्त्र सर्वस्व en sanskrit, « l'encyclopédie des machines »). Composé dans les temps immémoriaux par des sages indiens dans le but de partager leurs connaissances avec l'humanité, l'ouvrage aurait malheureusement été perdu au cours du temps.

Pour plus de détails, on se rapportera à l'article sur le Vaimānika Shāstra.

Le Samarāngana sūtradhāra

Le Samarāngana Sūtradhāra (समरांगण सूत्रधार, littéralement en sanskrit « l'architecture du champ de bataille ») est un ouvrage consacré à l'architecture classique indienne ; il aurait été rédigé au XIème siècle par Bhuja, le roi de la ville de Dhar (au centre de l'Inde).

Outre l'architecture, le livre s'intéresse également à l'organisation des villes, à la construction des temples, le peinture et la sculpture...

Le chapitre 31 est consacré quand à lui aux machines (nommées यन्त्र, yantra). Les versets 101 à 107 mentionnent des automates servant de gardiens ; et les versets 95 à 100 décrivent des aéronefs (bien que le terme de vimāna ne soit pas utilisé dans le texte):

« Le corps du yantra doit être conçu de façon solide et résistante, comme un grand oiseau volant fait d'un matériel léger. A l'intérieur, on doit mettre un engin à mercure avec son appareil à fer chauffant en dessous. Au moyen de l'énergie latente dans le mercure qui met en mouvement les tourbillons de propulsion, un homme assis à l'intérieur peut voyager sur de grandes distances dans le ciel.

Les mouvements du yantra sont tels qu'il peut monter verticalement, ou bouger en oblique en avant ou en arrière. Avec l'aide des machines, les êtres humains peuvent voler dans les airs et les êtres célestes peuvent descendre sur terre. »

Cependant, Bhuja ne s'attarde pas davantage sur ce sujet, craignant que des descriptions plus détaillées ne puissent être utilisées à des fins malveillantes.

Points de vue et critiques

Les débats autour des vimāna s'articulent sur trois points :

  1. la remise en question de « l'histoire officielle »

La théorie selon laquelle d'anciennes civilisations de l'Inde auraient disposé d'une technologie très avancée (vimāna, mais aussi armes atomiques) a émergé à la fin du XIXème siècle, parallèlement au mécontentement grandissant de la population indienne à l'égard de l'administration coloniale britannique. Dans un contexte où les Britanniques se montraient très méprisants à l'égard de la culture hindou, l'idée que des machines volantes perfectionnées aient pu parcourir le ciel de l'Inde en des temps immémoriaux permettait aux Indiens de redorer le blason de leur pays et de lui donner une origine mythologique glorieuse.

Suite à l'indépendance de l'Inde le 15 août 1947, ces théories ont pu s'exprimer librement et elles sont aujourd'hui très populaires chez les nationalistes hindous.

Les partisans de la théorie des anciens astronautes interprètent les épopées sanskrites comme les chroniques de luttes ayant opposées différents peuples extraterrestes dans les temps préhistoriques ou à la très haute antiquité. Les vimāna serait donc des vaisseaux spatiaux.

D'autres auteurs, comme Helena Blavatsky(1831 - 1891), la fondatrice du la Société théosophique?, puis l'auteur moderne David Hatcher Childress dans son livre Vimana Aircraft of Ancient India & Atlantis, ont vu dans les vimāna et la mythologie indienne des preuves de l'existence de l'Atlantide? et de sa supposée haute technologie.

Schéma de la vue en coupe du shakuna vimāna, issu du Vaimānika Shāstra

Schéma de la vue en coupe du shakuna vimāna, issu du Vaimānika Shāstra

Les sceptiques ont cependant avancé que :

  • d'une part, il n'existe aucune preuve concrète permettant de démontrer la réalité des vimāna... pas plus qu'il n'y a d'indice matériel de l'industrie et de la technologie qui auraient pu donner naissance à de telles machines.

  • d'autre part, les partisans d'une « histoire alternative » s'appuient la plupart du temps sur deux sources, qui sont les plus explicites et détaillés vis à vis des vimāna : le Vaimānika Shāstra et le Samarāngana Sūtradhāra. Or, ces deux oeuvres sont les plus récentes ; la première est même tout à fait moderne puisqu'elle fut écrite au début du XXème siècle.

A l'inverse, les ouvrages anciens (le Rāmāyana, le Mahābhārata et les Vedas) ne s'intéressent pas aux vimāna dont ils ne parlent que de façon allusive et symbolique - d'où une interprétation délicate (voir partie suivante).

Ainsi, plus une source est ancienne, plus elle est vague au sujet des vimāna et plus ceux-ci tendent à ressembler à des chars volants plutôt qu'à de vrais « avions » ou à des machines...

Les adeptes de la théorie des anciens astronautes répondent cependant que les ouvrages anciens traitant des vimāna ont pu être détruits ou perdus au cours du temps. Quand aux sources les plus modernes, elles seraient le fruit d'une longue tradition orale ininterrompue ; ainsi, même si les livres ont été écrit à une époque récente, le savoir qui y est contenu serait bien ancien et authentique.

2. la faisabilité des vimāna

Le fonctionnement et la faisabilité technique des vimāna ne sont jamais abordés dans les sources anciennes, et seuls le Samarāngana Sūtradhāra et le Vaimānika Shāstra donnent de brèves indications à ce sujet.

De fait, les auteurs soutenant les thèses d'une « histoire alternative » ne s'attardent pas en général sur ces questions et se contentent de sous-entendre que les vimāna volent au moyen d'une technologie « d'anti-gravité » - sans que davantage d'explications soient données.

Le moteur à « mercure chauffé » exposé dans le Samarāngana Sūtradhāra, bien qu'il soit décrit de façon très fragmentaire et irréaliste d'un point de vue scientifique (la vaporisation du mercure ne produisant pas l'énergie nécessaire au vol d'un appareil), a été repris et popularisé par David Hatcher Childress?.

Childress? fit un parallèle entre ce « moteur à vortex de mercure » du Samarāngana Sūtradhāra et certaines descriptions du Vaimānika Shāstra, puisque ce dernier ouvrage cite parfois le mercure parmi les - très nombreuses - sources d'énergie des vimāna.

Une étude réalisée en 1974 par des chercheurs de l'Institut des Sciences de Bangalore s'est montrée très critique vis à vis du contenu du Vaimānika Shāstra. Elle souligna notamment la pauvreté des explications concernant la propulsion des appareils, ainsi que leur apparence fantaisiste. Les quatre vimāna détaillés dans le livre seraient incapables de voler, car conçus en dépit des lois de la physique et de l'aérodynamique.

Malgré ces critiques (et la mise en évidence de la nature moderne du livre), les dessins et croquis du Vaimānika Shāstra sont très souvent recopiés et présentés comme anciens.

3. une interprétation délicate des sources anciennes

Les textes indiens anciens sont rédigés en sanskrit védique (pour les Vedas) ou en sanskrit classique (pour les épopées Rāmāyana, Mahābhārata et les purāna). Or, bien que ces langues nous soient très bien connues, leurs traductions varient beaucoup selon les écoles, les linguistes et les idées qu'ils souhaitent promouvoir.

Ainsi, si certains traducteurs se montrent très respectueux du sens original des mots, d'autres prennent davantage de libertés et n'hésitent pas à employer des termes modernes... d'où des textes traduits parfois radicalement différents alors qu'il proviennent de la même source.

Un exemple extrême de cette différence de traduction est visible dans les travaux de l'anglais Peter Thompson : dans les versets 95 à 100 du Samarāngana Sūtradhāra décrivant le moteur à mercure chauffé (passage cité ci-dessus dans la partie correspondante), P. Thompson voit un moteur à énergie nucléaire :

« Ils était propulsés par de l'air et à l'intérieur était placé un moteur à mercure avec une boite en fer contenant une source radioactive. L'énergie latente dans le mercure met en mouvement les vortex de propulsion quand il a été irradié par les particules alpha des conteneurs en fer [...] (la fusion des protons est catalysée par le mercure.) »

Vue d'artiste du rukma vimāna (décrit dans le Vaimānika Shāstra)

Vue d'artiste du rukma vimāna (décrit dans le Vaimānika Shāstra)

Les sceptiques mettent également en garde contre la tentation de jeter un regard biaisé sur les oeuvres de littérature indienne ancienne. Celles-ci ne devraient pas être traduites et interprétées en adoptant le point de vue d'un homme moderne, à la lumière de nos connaissances actuelles, mais en les replaçant dans leur contexte historique et spirituel.

Une autre exemple de ce biais de traduction et d'interprétation est visible dans les commentaires au Rig-Veda de Dayananda Saraswati (voir ci-dessus, partie Les Vedas).

Les « chevaux » tirant les chars sont ainsi perçus comme des métaphores pour parler de moteurs.

Saraswati voyait également dans un passage des Vedas une description « d'oiseaux mécaniques ». La traduction standard de cet extrait est :

« 47. Sombre est la descente ; les oiseaux sont de couleur dorée / ils volent jusqu'au firmament enveloppés dans les eaux ;

[...]48. Douze sont les oeillets de la jante, et la roue est unique / les moyeux sont au nombre de trois. Quel homme l'a compris ?

A l'intérieur sont réunis trois-cent soixante rayons / tel qu'en aucune façon ils ne peuvent être libérés »

Livre 1 du Rig-Veda, verset 164.47. Hymne aux Vishvadevas

(Traduction d'Ar Soner, d'après la transcription de Ralph T.H. Griffith)

La traduction de Dayananda Saraswati, quant à elle, parle au verset 48 de douze piliers, une roue, trois machines, trois-cent pivots et soixante instruments.

Cependant, le consensus chez la plupart des spécialistes de la langue sanskrite et des Vedas est que ce passage est une métaphore : le cycle annuel est comparé à une roue, les 12 oeillets étant les mois et les 360 rayons les jours de l'année.

De manière générale, l'avis de la grande majorité des historiens et des scientifiques est que les vimāna sont des fictions. Le concept puiserait vraisemblablement son origine dans les chars volants décrits dans les Vedas, puis il fut développé et amplifié pour correspondre au caractère grandiose et monumental des épopées indiennes postérieures.

La désinformation au sujet des vimāna est très importante - en particulier sur Internet, notamment en raison de sa récupération par le milieu nationaliste indien. De nombreux sites inventent de toute pièce des détails sur les machines volantes puis les attribuent aux épopées sanskrites anciennes. Les sceptiques insistent donc sur la nécessité de prendre avec beaucoup de recul et de prudence les informations disponibles sur les vimāna

Source de l'article: paranormal encyclopedie

Explosions Nucléaires Antiques ?

Les Vimanas

Les ruines du Mohenjo Daro et celles d’Harappa, sont des énigmes de notre science actuelle. Elles nous font revoir l’entièreté des théories régulières sur l’évolution et l’histoire de l’Homme. En 1920, un groupe d’archéologues met la main sur ce qui sera peut être les origines de l’inde antique et Védique.

Au 4ème millénaire, la vallée de l’Indus connaît une forte densité de population due à la diversification de l’agriculture et la domestication des animaux. Cette population vient des montagnes du sud de l’Afghanistan et du Baloutchistan et va fonder la civilisation d’Harappa ou civilisation de l’Indus.

A partir de – 3000, cette région devient un axe d’échanges commerciaux transitant par voie terrestre, fluviale ou maritime. Il s’agit d’un véritable réseau d’agglomérations, parmi lesquelles Harappa, 20 000 habitants environ (Pendjab actuel), Mohenjo-Daro, 40 0000 habitants sont de grandes cités (superficie entre 100 et 200 hectares). Les contacts sont abondants avec les Elamites du plateau iranien, et les sumériens. L’écriture utilisée par cette civilisation Harappéenne n’est toujours pas déchiffrée.

Il faut ainsi se rendre compte du niveau atteint par cette civilisation a travers, entre autre, la complexité de leur urbanisme. On peut comparer Mohenjo Daro aux grandes villes américaines. D’ailleurs, les archéologues l’ont surnommé « le Manhattan de l’âge de bronze ». En effet, on peut voir une douzaine d’artères tracées au cordeau traverser la ville du nord au sud, coupées d’est en ouest par des rues plus étroites qui délimitaient des pâtés de maisons. Cela évoque le quadrillage du prestigieux quartier new-yorkais.

Les rues étaient pavées avec des centres administratifs imposants. Il y avait des rangées de petites maisons en briques dotées de toilettes privées et d’égouts.

Pourquoi donc une civilisation si bien installée et évoluée, s’éteindrait-elle à partir de 1600 ans avant notre ère ?

Les scientifiques Davenport et Vincent ont déclaré que la ville de Mohenjo-Daro avait été ravagée suite à une explosion nucléaire. Oui, et selon des faits très troublants. Ils ont trouvé de grosses strates de glaise et de verre vert. Les archéologues supposent qu’une très forte température a fait fondre de la glaise et du sable qui ont durci immédiatement après. De semblables strates de verre vert ont été retrouvées dans le désert du Nevada après chaque explosion nucléaire.

L’analyse moderne a confirmé que des fragments de la ville avaient fondu au contact d’une très haute température. Les douzaines de squelettes qui ont été trouvés dans la région de Mohenjo-Daro présentent une radioactivité excédant la norme de presque 50 fois.

Relisons maintenant quelques lignes du Maharabhata, ouvrage de l’Inde védique dont le sanskrit aurait été apporté par les Aryens de Bactriane a l’époque de l’extinction de cette civilisation de l’Indus;

« Quand la coquille a touché le sol, le ciel est devenu obscur, les tornades et les tempêtes ont ravagé les villes. Une horrible explosion a brûlé des milliers de gens et d’animaux, les réduisant en cendres. »

Le Mahābhārata, ainsi pour la première fois, pourrait passer de »récits épiques » a Ouvrage de Science, nous éclairant ainsi quant a la véritable nature de leur Vimanas, ou autres inventions théoriquement fonctionnelles mais abandonné de l’intérêt général en raison d’une certaine rigueur académique….

Source: Toute la vérité

Vidéo Ancient alien Episode 1 saison 1: The Evidence

À propos

Mystères de l'humanité

“« Toutes les vérités sont facile à comprendre une fois Qu'elles sont découvertes. Tout l'art est de les découvrir. » Galilée ”

Rédigé par Benjam

Articles récents

Liens amis